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un matin comme les autres || feat. Soren

 :: LA VILLE D'AMSTERDAM :: QUARTIER LEIDSEPLEIN :: Les Résidences
Sam 15 Juin - 12:00
« Les cauchemars. Ils sont incessants. Cela fait plus de quinze ans, maintenant. Pourtant, toutes les nuits se ressemblent. Tu revois le cachot exigu, tu ressens la faim te tirailler le ventre, les coups te brûler la peau et la noirceur humide de ton « chez-toi ». Puis, il y a son visage, avec ce large sourire narquois et l’incompréhension dans ses yeux. Tu ne parviens pas à oublier. Ton thérapeute te répète que tu dois avancer. Comment le pourrais-tu ? Il revient chaque soir te hanter. Parfois, même, tu crois l’apercevoir au détour d’une ruelle ou en reflet dans ton miroir. Tu sens son souffle chaud dans ta nuque et sa voix te murmurer à quel point tu lui es redevable. Il était ton « sauveur ». Tu n’as jamais cessé, cependant, de le contredire. Tu t’es refusée à chaque occasion donnée. Les conséquences avaient beau être désastreuses, tu voulais survivre la tête haute plutôt que de courber l’échine. Il te répétait que ta famille t’avait abandonnée, qu’ils ne t’aimaient pas comme lui. Ses sentiments, à ton égard, le nourrissaient d’une profonde et sincère conviction. Ceci dit, il n’était pas dupe : tu ne les lui rendais pas. Pour toi, c’était impossible d’aimer son bourreau. Celui qui t’avait enlevée aux tiens. Celui qui avait le pouvoir de te tuer si l’envie subite lui prenait. Tu avais beau être « sa chose », tu demeurais indomptable. Tu ne lui appartenais pas. Jamais.

Hélas, les dégâts psychologiques et physiques demeuraient irréversibles. Malgré le temps passé à la lumière du jour, à nouveau libre d’être toi-même, tu revenais inlassablement dans cet endroit miteux où il résidait encore : tes souvenirs. Alors, terrorisée et incapable de te débarrasser d’eux, tu agissais de la seule façon possible : la fuite. C’est donc à peine l’aube levé que tu t’extirpas de ton lit pour attraper les médicaments qui trônaient dans les parages. Une fois encore, tu exagéras. Contrairement à la prescription du médecin, tu t’employas à doubler, voire tripler, les recommandations. Tu voulais juste dormir paisiblement, ne serait-ce qu’une fois. Effacer la douleur et les souffrances. Juste un trou noir, béant, qui te servirais d’abysses. Tu enfournas les comprimés dans ton gosier, les laissant descendre le long de ta gorge grâce à un liquide alcoolisé. C’était fort. Tu toussas. Malheureusement, tu avais pris l’habitude de boire plus que de raison. Deux gorgées. Trois. Quatre… tu cessas de compter. Tu avalas presque la boîte entière, agrémentée par la boisson bon marché. Sans doute de la vodka. Très vite, les effets arrivèrent et tu te retrouvas à demi-comateuse, tel un zombi. Tu étais assise, dans le noir, les yeux livides, le teint blafard. Soudain, on frappa à la porte.

« Merde… » murmuras-tu, pour toi-même.

Tu n’avais pas envie de recevoir la moindre visite. Peut-être était-ce le facteur ? Quoiqu’il en soit, tu te dirigeas vers le bruit, en titubant. Tes maigres jambes te portaient à peine. Fébrilement, tu ouvris. La silhouette, familière, se dessina rapidement à toi. Un léger soupire s’échappa de tes lèvres. Ton corps endormi démontrait toute ta faiblesse. Ce n’était pas le moment idéal pour une présence quelconque. Sauf que tu n’avais pas tellement le choix, le cas échéant.

« Entre. » grognas-tu, agacée, avant de t’asseoir sur une chaise de la cuisine.

Du moins, tu essayas. Ce fut laborieux ! D’ailleurs, la chaise vacilla et elle se fracassa au sol, t’entraînant à moitié dans sa chute. Heureusement, tu te rattrapas à la table avant d’être à quatre pattes.

« Putain… C’est pas vrai… » pestas-tu.

En même temps, c’était de ta faute. Si tu n’étais pas aussi alcoolisée et droguée, ce ne serait pas arrivé. Tes corps se mit alors à trembler, encore. Les effets étaient violents mais calmaient tes angoisses. Tu étais si shootée que tu ne savais même pas si tu étais éveillée ou endormie. Saisissant ton paquet de cigarettes, tu en sortis une machinalement que tu plaças entre tes lèvres, avant de l’allumer et de tirer dessus. Un autre vice de plus ou de moins ne changerait pas grand-chose, finalement. Et puis, d’une certaine façon, tu te sentais déjà comme étant morte. »
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Kate Keller
Age : 33
Occupation pro/perso : médecin légiste (corrompue); il ne faut pas oublier que c'est la frangine des frères Keller...
Ta gueule d'ange : un matin comme les autres || feat. Soren 1558640490-tumblr-m8w3lima0f1rtr33v
Sous les traits de : scarlett johannson
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